ProsLocaux
Demander un devis

Quel parquet choisir ?

Mis à jour le 12 octobre 2026

En bref

Le parquet massif est d’une seule épaisseur de bois, le contrecollé n’a qu’une couche supérieure en bois massif d’au moins 2,5 mm sur une âme en bois. Le choix dépend de la pièce, du support, de la hauteur disponible et du chauffage : le parquet reste un revêtement prévu pour des locaux secs.

Parquet massif, contrecollé ou stratifié : quelles différences ?

Selon les définitions reprises par la Fédération nationale du bois, un parquet massif comporte une seule couche de bois massif, et un parquet contrecollé est un parquet multicouche dont la couche supérieure en bois massif mesure au moins 2,5 mm, sur une ou plusieurs couches contenant au moins 75 % de bois ou de matériau ligneux.

  • le massif peut être poncé et revernis plusieurs fois au cours de sa vie ; il se pose surtout cloué ou collé ;
  • le contrecollé est plus stable face aux variations d’humidité, se pose collé ou flottant, et se rénove selon l’épaisseur de sa couche d’usure ;
  • le stratifié n’entre pas dans ces définitions : son décor imite le bois, sans couche de bois massif ; il ne se ponce pas.

Pose clouée, collée ou flottante : laquelle choisir ?

Chaque mode de pose a ses règles : la pose clouée sur lambourdes relève du DTU 51.1, la pose collée sur un support continu du DTU 51.2, la pose flottante, réservée aux contrecollés et aux panneaux, du DTU 51.11. La pose flottante, sur une sous-couche, est la plus rapide et la plus facile à reprendre ; la pose collée donne un sol plus ferme et moins sonore à la marche.

En copropriété, l’acoustique compte : une sous-couche résistante à la compression améliore l’isolation phonique, et le règlement de copropriété impose parfois des performances minimales. Renseignez-vous avant de remplacer une moquette ou un carrelage par du parquet, notamment dans les immeubles de Lyon ou de Villeurbanne.

Quel parquet pour un salon ou une chambre ?

Dans les pièces de vie, le classement d’usage aide à choisir : un chiffre indique la nature du local, un autre l’intensité du passage. Un salon traversé en permanence demande un parquet plus résistant qu’une chambre. Le choix de l’essence, de la finition (vernis, huile) et du motif fait le reste : à l’anglaise, point de Hongrie, bâtons rompus.

Dans les appartements anciens du 6e arrondissement ou de la Presqu’île, on trouve encore des parquets anciens en point de Hongrie ou à bâtons rompus : avant de les recouvrir, il vaut souvent la peine de vérifier s’ils peuvent être rénovés.

Quel parquet pour une cuisine ou une salle de bain ?

Le parquet est un revêtement prévu pour des locaux secs. L’Agence Qualité Construction rappelle que l’humidité est la principale cause de désordres des parquets : gonflements, tuilage, retraits, voire attaque de champignons si le bois reste longtemps au-dessus de 20 % d’humidité. Dans une salle de bains, l’eau projetée et la condensation exposent fortement le bois ; dans une cuisine, c’est la fuite sous l’évier ou le lave-vaisselle qu’il faut craindre.

Si vous tenez à l’aspect bois dans une pièce d’eau, un carrelage imitation parquet supporte l’eau sans risque de gonflement. Dans une cuisine ouverte sur le séjour, une autre solution consiste à carreler la zone de l’évier et à poser le parquet dans la partie salon, avec une barre de seuil entre les deux.

Quel parquet poser sur du carrelage ou un chauffage au sol ?

Un ancien carrelage peut servir de support, à condition d’être sain, plan et bien adhérent. On pose alors le plus souvent un contrecollé, en flottant sur une sous-couche ou collé avec une colle adaptée. Vérifiez la hauteur disponible sous les portes : c’est souvent elle qui limite l’épaisseur.

Sur un plancher chauffant, le parquet freine la diffusion de la chaleur : il doit être déclaré compatible par son fabricant, avec une résistance thermique limitée, et posé selon sa notice. Le contrecollé, plus stable, est le choix habituel.

Quels repères vérifier avant d’acheter ?

Le parquet doit porter le marquage CE, qui indique notamment l’essence, la conductivité thermique et le classement de réaction au feu. Comme tous les revêtements de sol intérieurs, il porte aussi une étiquette d’émissions de polluants volatils, de A+ (très faibles émissions) à C. Enfin, faites-le stocker dans la pièce avant la pose : la Fédération nationale du bois recommande une hygrométrie ambiante de 40 à 60 % et plus de 15 °C au moment de poser, et l’Agence Qualité Construction conseille de poser le parquet une fois le carrelage et la peinture terminés.

Sources

Un projet de carrelage et revêtements à Lyon ou autour ?

Décrivez vos travaux : nous revenons vers vous pour en parler.

Vos coordonnées servent uniquement à répondre à votre demande. En savoir plus

Autres questions sur carrelage et revêtements